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  • LA FRANCE EN NC : EVITER L'INDEPENDANCE, QUOI QU'IL EN COÛTE ? -Partie D-

    Texte Intégral version .pdf (Parties A;B;C;D)

    D) Les forfaitures Lecornu.

    1) La revendication d’indépendance n’est soluble ni dans le miel ni dans le fiel.

    Les consultations 2018 et 2020 ont eu des approches et des résultats différents, qui impactent la 3ème.

    En 2018, Calédonie Ensemble, centre droit, est majoritaire chez les anti-indépendance, et prône le dialogue et la conciliation.
    Le résultat de 56,6 % de Non à l’indépendance est jugé très décevant par la droite dure, qui l’impute à une proximité de CE avec les indépendantistes, proche de la trahison !

    En 2020, la droite dure (alliée à l’extrême droite) l’a emporté aux provinciales 2019, notamment sur ce thème de trahison, et veut une campagne dure, se faisant fort de faire mieux.

    Le contraire se produit : pour une participation record et sans appel de 85,7 %, il n’y a plus que 53,3 % de Non. Soit un écart de 10 000 voix sur 155 000 votants.

    Pire, le recensement 2019 montre que l’immigration s’inverse en émigration, et qu’à la fois le nombre et la proportion de non kanak ont baissé (61 à 59,5%), une grande première depuis 1956 (voire de tous temps) !

    Les taux de Oui du « peuple colonial » (définition de l’ONU) atteignent souvent les 90 %. Le constat est difficile pour les tenants de la France, car de plus les spécialistes, constatant les réserves de voix potentielles des deux camps, pronostiquent que la poussée indépendantiste se confirmerait pour une 3ème consultation, compte tenu entre autres des abstentions restant dans les ‘squats’ et aux Îles ! Une projection mathématique du gain entre 43.3% et 46.7% donne d'ailleurs 50.41% en 2022 !

    J. Castex, 1er ministre le 6/07/2020, nomme alors M. Lecornu ministre de l’Outre-mer 3 jours plus tard. C’est le premier non ultra-marin à ce poste depuis 2009. Tous deux sont dissidents LR.

    2) L’État décide de piétiner la parole ... de l’État, dans la même mandature !

    i. Raccourcir le temps de campagne, imposer la consultation au 12/12/2021 !

    Il faut prendre de court les indépendantistes qui s’attendaient à septembre 2022, et qui travaillent efficacement sur le temps long de la discussion et des rencontres/meetings d’aires coutumières en tribus pour expliquer, débattre et faire consensus.

    Le délai inter-consultations entre la 1ère et la 2nde a été de 23 mois. Il devait être également de 23 mois en suivant la Déclaration de Conclusion officielle du comité des signataires 2019 d'E. Philippevalidée par les participants, qui excluait toute consultation sur la période électorale française, et donc visait un probable fin août / septembre 2022.

    C’était équitable, et l’ADN permet une période plus longue encore. Mais non. Consultation fixée au 12/12/21, ce sera 14 mois.

    L’annonce est de plus (volontairement ?) tardive, par un décret du 30 juin 2021, soit 9 mois après la 2nde consultation, et 5 mois avant la 3ème, et balaie donc la parole antérieure de la France.

    Les réunions annuelles 2020 et 2021 du ‘Comité des Signataires’ de l’ADN, n’ont pas été convoquées. Elles suivaient le processus depuis 20 ans, et contribuaient -dangereusement ?- à trouver des consensus, ou des décisions partagées.

    Pour asseoir cette date oukase, M. Lecornu a orchestré avec la droite une campagne ‘expliquant’ qu’il faut en finir vite, que les calédoniens sont fatigués ; omettant qu’en fait, une moitié d’entre eux est surtout pleine d’espoir d’une indépendance, enfin, et de vie commune ainsi réconciliée.

    La droite argue hypocritement que les indépendantistes se sont précipités pour déclencher la 3ème consultation, pour ensuite se plaindre d’une date rapprochée. Ils ont en effet remis au Haut Commissaire, le 8 avril 2021, la lettre de demande requise d’au moins 1/3 des membres du congrès. Soit au tout début du droit réglementaire de le faire, 6 mois après la dernière consultation. Un symbole de leur envie d’y aller. Mais c’était dans la perspective prévue d’un vote en septembre 2022, et pour justement qu’en anticipant, le temps de préparation soit plus long.

    ii. Imposer une transition ensuite courte, pour créer l'inquiétude d'une indépendance dure, précipitée !

    M. Lecornu annonce, unilatéralement, une période de 18 mois pour basculer dans l’indépendance si le Oui l’emporte (et le même délai pour trouver un nouveau statut dit « de projet » en cas de Non). De plus, sur ces 18 mois il y a 6 mois ou rien ne pourra se passer, du fait de la présidentielle puis des législatives. Pire : les interlocuteurs étatiques changeront presque nécessairement au cours des 18 mois.

    Là encore, exit la promesse écrite de M. E. Philippe, dans son document officiel d’octobre 2018 nommé « Les implications de la consultation du 4 novembre 2018 » : « Les autorités de la France et celles de la Nouvelle-Calédonie se mettront d’accord pour fixer un calendrier et les modalités du transfert des compétences de la France au nouvel Etat », et « A une date qui sera choisie de concert, une loi française marquera en droit interne la fin de l’appartenance de la Nouvelle-Calédonie à l’ensemble français,... » !

    iii. Ne plus s’encombrer de la neutralité promise, passer à l’offensive !

         a) Par une première tactique « douce » (bien tardive, et qui échoue).

     M. Lecornu répond à la réflexion de M. Macron, révélée par le Canard Enchaîné, à la lecture des résultats du scrutin : « si on veut garder ce territoire dans la République, ce qui est hautement souhaitable, il faut partiellement, progressivement et réellement le décoloniser ».
    Il faut mesurer tout le cynisme glaçant de la phrase, et du terme ‘partiellement’.

    L’État a prêté, en 2020, 28,5 Milliards FCFP au pays pour les frais ‘Covid’, sous conditions de réformes diverses dont certaines impliquent des impôts nouveaux, et destinées à réduire les inégalités, terreau pense-t-il de l'indépendance !
    Mais T. Santa, président LR du gouvernement local, prendra les sous et ne tiendra pas compte de ces conditions contractuelles : celles ci avaient de bons côtés pour le pays, mais pas pour ses mentors, et étaient probablement illégales, la Calédonie étant compétente en matière économique.
    Aujourd’hui marginalisé avec son parti, il espère l’avènement de sa droite en France : ‘Les Républicains Calédoniens’ de Mme Backès et ‘C.E’ de M. Gomes seraient, eux, selon nos informations, pressentis pour la députation calédonienne LREM 2022 par M. Lecornu.

          b) Par une seconde tactique, faire peur : noircir les implications du Oui (et positiver le Non)

    En 2018 l’État avait suivi la droite locale en refusant de préparer avec les indépendantistes ce qui était réclamé par l’ONU, un document concerté expliquant l’accompagnement possible des débuts de l’indépendance en cas de Oui : trop risqué, ça pourrait rassurer.

    Il n’avait donc produit qu’un résumé de 3 pages, relativement neutre et ouvert sur une coopération au développement, le passeport français, etc.
    E. Philippe avait de plus promis dans sa déclaration au Comité des Signataires 2019, que « Nous allons organiser des réunions de travail collectives pour affiner ces informations et permettre le meilleur éclairage pour les électeurs au moment de la deuxième consultation ». M. Lecornu n’en fera rien ; forfaiture à nouveau.

    Il a en juin 2021 un éclair de génie : faire préparer par ses services, seuls et en quelques semaines, un document technique de 104 pages, long listing thématique de ce qu’emmènerait la France dans un divorce non amiable ; et à chaque thème ressasser la question défiante : comment ferez vous alors ?

    Avant même la publication du document, il le présente comme celui demandé par l’ONU et par les indépendantistes, et convoque à Paris pour en discuter quelques leaders, qui viennent de le recevoir sur papier et en privé ! Ceux-ci demandent un délai pour en prendre connaissance, mais c’est non.

    Le FLNKS rejette la manœuvre. L’UC accepte pourtant le défi et y va, l’UNI refuse le piège et reste.

    La droite et les grands médias locaux, d’État comme privés (NC 1ère et le quotidien unique Les Nouvelles Calédoniennes, tous deux contre l’indépendance), s’en donnent alors à coeur joie : ils ont enfin du grain à moudre officiel contre l’indépendance.
    Ils égrènent alors servilement aux calédoniens, bien sûr unilatéralement, les thèmes du document, ce que l’on perdrait donc, au fil des semaines et des mois -parole d’État, parole d’évangile-.
    Ils se gardent d’en faire une analyse honnête, répercutent jusqu’aux erreurs factuelles, oublient les omissions, ne parlons pas d’esquisser quelque avantage à l’indépendance, ou au moins de demander l’avis d'indépendantistes, ou de comparer avec leurs projets de société !

    3) Le Covid s’implante, l’État -et ses alliés- cèdent à la tentation d’en profiter.

    i.Le passif sanitaire de la France, argumenté contre l’indépendance !

    La bataille des Calédoniens et notamment des coutumiers pour le Covid-free avait anticipé et combattu les atermoiements dangereux de la France, qui avaient coulé les Antilles notamment, dès janvier 2020.

    Mais déjà en mars 2020 nous avions eu un confinement, suite aux errements d’un fonctionnaire d’État rentré de France avec le Covid et n’ayant pas suivi sa quatorzaine, au vu et su probable de ses chefs : résultat, 3 semaines de confinement par précaution !
    Et en mars 2021, un autre fonctionnaire d’État à Wallis & Futuna transgressait encore les règles d’arrivée sans réaction de sa hiérarchie, y provoquait des morts, et 5 semaines de confinement en Calédonie, qui était en hub Covid-free avec eux !

    L’ensemble eut des conséquences financières lourdes, et provoqua la demande de prêt citée plus haut à l’autorité de tutelle -en l’absence de banque du pays indépendant-, ce dont l’État et la droite locale se sont prévalus avec aplomb pour souligner l’importance du colonisateur ! Ils iront jusqu’à arguer que sans la France nous n’aurions pas de vaccin, alors que celui-ci coûte moins que le prix d’une consultation médicale de base, soit 2500F.

    La part de responsabilité de la France est grande, et une autre vision, plus positive sans elle, serait à méditer.

    Le 3/09/2021, le pays est encore Covid-free, mais le nouveau gouvernement à présidence indépendantiste (une grande première depuis 1982-84 !) réussit le tour de force prémonitoire de faire voter l’obligation vaccinale par le congrès à l’unanimité.

    C’est qu’en fait, une fois de plus, la France et ses lois jouent avec nous un jeu dangereux : les arrivants extérieurs, autorisés sur des ‘motifs impérieux’ (que notre compétence sanitaire locale nous a permis d’édicter), contestent pour certains leur septaine en justice (compétence d’État), gagnent parfois et en sortent ! L’État argue que, faute d’obligation vaccinale locale, il ne peut empêcher cela. D’où la délibération. Qui de fait arrive trop tard hélas.

    ii.L’arrivée du Covid, une opportunité inattendue pour certains ?

    Le 6/09/2021, le pays se confine, avec cette fois-ci de nombreux cas de Covid, d’un coup dans tout le pays, chose non encore expliquée, voire non recherchée ! (enquêtes d’ailleurs non abouties pour les 2 alertes précédentes, malgré les promesses de l’État via un Haussaire solennel).

    En trois mois, nous avons eu quelques 270 décès Covid (l’équivalent de 67 000 morts en France dans ce seul laps de temps !), très majoritairement Kanak et Polynésiens, ethnies touchées à environ 50 % de plus que les autres, du fait de comorbidités associées souvent à la pauvreté et au mode de vie, et sans doute aussi à une vie plus communautaire donc plus contaminante.

    L’impact est de plus clairement démultiplié pour ces communautés, où un deuil touche un cercle de clans et familles beaucoup plus large, et avec des rites beaucoup plus pregnants, que chez les européens. Certains défunts sont d’ailleurs longtemps restés dans des chambres froides ou enterrés provisoirement dans des housses, en attendant de vraies cérémonies coutumières.

    Le 13/10, l’UC écrit au ministre : le vote rapproché au 12/12/2021 était déjà une difficile concession qui entraînait une campagne très raccourcie. De facto, celle-ci est arrêtée depuis le 6/09. L’UC demande le report. Car la campagne ne pourra éventuellement reprendre qu’en ersatz caricatural ; car aussi il faut respecter les citoyens et l’importance trentenaire (voire centenaire !) de l’enjeu et donc d’une vraie campagne ; car encore la crédibilité d’un scrutin avec un fort taux d’abstention prévisible est en jeu.
    L’ONU n’a t-elle pas rappelé à la France (résol. 75/115 du 10/12/2020) que la « Puissance administrante s’est engagée à (…) un processus d’autodétermination équitable, crédible, démocratique et transparent » ? Quatre adjectifs en balance ...

    Le même jour, le ministre reçoit les groupes politiques. Il est à l’unisson des anti-indépendantistes : qu’importe la campagne, les deuils en cours, le confinement ; si la situation sanitaire le jour J du vote le permet, il faudra y aller. Ces paramètres sanitaires seront donc les seuls arbitres, sauf surprise.

    Le 16/10, les médias annoncent l’arrivée de renforts sécuritaires ahurissants : 2 000 (deux mille) gendarmes et militaires ! C’est l’équivalent de 500 000 pour la France, qui en avait mobilisé 50 000 à la présidentielle 2017 sous un plan Vigipirate exceptionnel !
    Quelques semaines plus tard, la Guadeloupe (400 000 hab) insurgée en recevait … 200 !

    Arrivent également ici 130 véhicules de gendarmerie, dont 30 blindés VBRG, et deux hélicoptères ‘Puma’ notamment !

    Selon nos sources, des juges supplémentaires ont déjà été avertis qu’ils devraient rester après le scrutin, pour parer à l’éventualité d’un pic de ‘comparutions immédiates’.

    Le pays est calme à ce jour, et aucun mot d’ordre de violence n’est en vue, les partis indépendantistes multipliant d'ailleurs les appels au calme.

    iii.Le retrait indépendantiste d’un jeu faussé.

    Le 28/10, jour de clôture de la remise des documents de campagne, le FLNKS communique qu’il ne les a pas déposés, confirmant ainsi concrètement son retrait du processus.

    Le 9/11, les indépendantistes créent un "Comité Stratégique Indépendantiste de non-participation" (CSI-NP), et déclarent, tous réunis (Partis du FLNKS et la quasi totalité des autres mouvements indépendantistes) refuser définitivement la date du 12/12 qui obligerait à une campagne biaisée, inéquitable et irrespectueuse.

    Le 12/11, après un long silence de réflexion intriguant, M. Lecornu proclame officiellement le maintien de la date.

    Nous sommes alors à 30 jours du vote ! Rempart du droit, il déclare sur divers médias qu’en démocratie les élections se tiennent à l’heure et que seul un virus « hors contrôle » pourrait le remettre en cause !
    Les calédoniens se souviennent pourtant que l’année précédente, l’État avait reporté nos municipales de 4 mois, alors même que nous étions Covid-free, et contre l’avis des deux associations de maires regroupant les 33 communes du pays !

    Fin novembre, le parti ‘Eveil Océanien’ (polynésiens originaires de Wallis & Futuna), majoritairement anti-indépendantiste, très touché par le Covid à l’image des Kanak, déclare que « techniquement, il n'est pas possible de faire campagne en trois semaines et dans le contexte sanitaire actuel » et « estime que le résultat, vu la situation, ne devrait pas être pris en compte pour pouvoir discuter de l'après » !

    Donc, oui, il est vrai que les indépendantistes, en deuil sévère et en impossibilité de faire leur campagne de terrain du fait des restrictions sanitaires, pilonnés de plus par le pouvoir et les médias sans possibilité de répondre suffisamment, sont largement désavantagés par rapport à leurs adversaires.
    Il est bon de rappeler que l’ADN soulignait que « la pleine reconnaissance de l’identité kanak » constitue le « préalable à la refondation d’un contrat social entre toutes les communautés qui vivent en Nouvelle-Calédonie ». Retour à la case 1998 ?!

    Tout cela ira certainement à l’ONU, mais est d'ores et déjà gravé dans les esprits pour l'avenir.

    L’effort en cours qui avait permis aux indépendantistes de passer de 43,3 % à 46,7 % de Oui, malgré l’univers très hostile (cf partie C de ce document), et leur faisait espérer une courte victoire en 2022 n’est plus qu’une chimère avec un vote le 12/12.
    Les adversaires le savent pertinemment, et il est très probable qu’ils veuillent honteusement en profiter.

    En métropole c’est, depuis la fin novembre, enfin le tollé dans divers médias, et par divers groupes, tribunes et pétitions dans Le Monde, Libération, Médiapart, etc. Le parti de Gauche prend position pour le report ; les extrême-gauches se mobilisent. La LDH France penche aussi, mais la LDH-NC tétanisée la retient.

    Les politiciens de droite, en pleine compétition d’investiture, multiplient les petites phrases pour la Calédonie Française, rempart contre la Chine (qui est à 8 000 km) et fierté géo-stratégique de la France. Le point commun à ceux-là, contrairement aux articles pour le report : ils ne mentionnent quasiment jamais les populations du pays, comme si nous n’étions pour eux qu’un porte-avions dans le Pacifique Sud, avec juste un drapeau français planté dessus.

    Dans la France des droits de l’Homme, la fierté d'avoir un empire quoi qu’il en coûte, même sous la botte et contre un peuple autochtone, contre l'ONU et contre l'ADN, a encore de beaux jours devant elle.

    iv.Les calculs de l’État

    La tactique anti-indépendance du 12/12 était au départ, après le 46,7 % de 2020, une prise de risque calculée de M. Macron, qui voudrait laisser dans l’Histoire et surtout avant la présidentielle, l’image du président qui a arrimé la Calédonie à la France.

    Car avec le 12/12/2021, le scénario d’un 3ème Non devenait plus probable -sans être certain-, et devait lui donner un satisfecit source de voix à droite. Et source de députés : la possibilité d’une éventuelle cohabitation a aussi contribué à la complicité macronienne avec deux des trois droites locales, pour s’assurer deux élus.

    Avec ce 12/12, un Oui, problématique mais moins probable, aurait été aussi plus difficile à lui reprocher. Le risque était un boycott des indépendantistes, mais ceux-ci, poussés par une base qui voulait aller voter, s’étaient inclinés, avant l'arrivée du Covid.

    Un Covid qui a rebattu les cartes : le Non majoritaire devenait quasi certain, car le milieu Océanien et surtout Kanak était complètement déstabilisé. Mais le boycott redevenait possible en cas de maintien de la date.
    Quand il s’est avéré certain, le choix macronien a été difficile car le risque de rupture violente augmentait, problématique pour le pouvoir. L
    e temps écoulé avant la décision finale l’atteste … avec la masse de militaires mobilisés.

    La priorité étant à la fermeté en ces temps ou l’électeur de droite est le plus convoité, la tactique Chirac de 1988 a encore prévalu ! Espérons que la conclusion soit plus heureuse, pour nous du moins.

    Ce sera sans doute une victoire à la Pyrrhus, mais les effets délétères s’en feront sentir, avec un peu de chance et beaucoup de gendarmes, après les élections, lorsque viendra le temps de la préparation du futur statut.
    Après donc la ré-election de M. Macron, ou sinon l’élection d’un nouveau tenant anti-indépendance
    de l’extrême droite ou de la droite. Ou d'un nouveau De Gaulle qui comprendrait qu'il n'est d'autre issue que l'indépendance ... en partenariat cette fois ?

    En attendant, ce 12/12/21 mémorable, les indépendantistes ont fait magnifiquement bloc, rendant les chiffres des résultats si paradoxaux et tranchés qu'il est clair que la préparation d'un avenir sans l'indépendance sur la table ne serait pas viable : 
    Tableau graphique 3 consults
    4) Quelles perspectives d’avenir ?

    L’ADN prévoit que, en cas de trois Non successifs, « les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée ». Indication concise voire sybilline que le scénario n’était guère envisagé comme possible : l'indépendance était au bout.

    Au final, pour nous, la perspective d'une indépendance avec un partenariat de bonne volonté de la France nous parait plus propice a un vivre ensemble de qualité, à une évolution digne et progressive vers une réelle prise en charge intégrale du pays par ses citoyens, en amitié avec la France.
    A l'inverse, la perspective d'élaborer un énième statut nous semble bien sombre, avec les autochtones le dos au mur pour leur survie en tant que peuple, avec les droites aux projets et intérêts si divergents, avec  des calédoniens broussards qui ne voudront pas non plus d'un genre de partition, voire d'un vote pour tous les arrivants, avec une ONU et des voisins qui protesteront vigoureusement...

    Dans ce contexte problématique, la lueur d’espoir vient du discours de politique générale du président indépendantiste du gouvernement, M. Mapou, le jeudi 25 novembre 2021, qui montre toute la puissance fédératrice de l’âme kanak, dans sa capacité à chercher inlassablement le bien de tous et le consensus. Les Mânes du gouvernement Tjibaou de 1982 à 1984 planent et guident encore l'avenir.

    Le gouvernement Mapou est censé rester en place jusqu’en 2024.

    L’ADN précise que notre organisation actuelle est pérenne tant qu’il n’y a pas d’accord nouveau.

    Pour peu que l’État ne puisse le rendre ‘Caduc’, alors à défaut d’avancer, nous ne reculerions pas.


    Charme de la nc plantu
     

     



    FIN DU DOCUMENT EN 4 PARTIES

  • COVID 19 en NC : MERCI QUI ?

    Phase I : 2020 - luttes contre le Covid … et la France !

    Janvier 2020 : nous dépendons d’un pays qui nie les évidences Covid à nos/ses dépens :
    - La France refuse de fermer les frontières : « un virus ne s’arrête pas aux frontières » (O. Véran, 23/02). Nous, on sait que les passagers contaminés, si ! Le Haut Commissaire applique donc la continuité territoriale...

    - La France n’a pas de stocks de masques, donc : « L’usage des masques est inutile » (O. V. 4/03/20).

    - La France est dangereuse : même son unique Porte Avions (Ch. De Gaulle) est contaminé, dès la fin janvier, lors d’escales. Et le 15/03, c’est le 1er décès à la Martinique d’une antillaise de retour de croisière : le début d’un long calvaire pour les Antilles alors en « continuité territoriale » !

    Février 2020 : ici, on a compris, et on résiste à la France !
    - Les coutumiers passent par-dessus les compétences régaliennes sur l’arrivée d’étrangers, et interdisent les paquebots de plaisance aux îles ! (Ils l’exigent aussi en vain sur Nouméa).

    Mars 2020 : on résiste toujours, mais la France nous donne des sueurs froides...
    - Les coutumiers demandent encore, en vain, le contrôle ou l’arrêt des arrivées avion, mais ce n’est qu’après deux alertes (1 arrivée de Chine, puis 2 'métros' de Sydney) que la colère explose, ainsi que les vitres de La Tontouta ! Les vols internationaux sont enfin bloqués le 20/03/20 ! Trop tard :

    - Le couple métro est positif : en voyage de noces en Australie, ils ont profité de la liberté de circuler laissée par l’État pour débarquer à la Tontouta le 17/03. Écoles et internats ferment le 20/03.

    Fin Mars / début Avril 2020 : quand les copains s’en-mêlent ...
    - Le Chef de Cabinet de la Province Sud revient de métropole le 11 mars 2020. Il semble avoir échappé au test d’arrivée (voire de départ ?), à la 14aine (vu en ville, à l’UNC...), donc à sa hiérarchie. Bien que malade avec symptômes, il produit un test PCR négatif le 21/03 dont l’échantillon, vérifié le 2/04, s’avérera positif, ainsi que son test contrôle. Or ce même 21/03, une calédonienne non voyageuse et non cas contact est testée positive, ce qui s’avérera ensuite faux … mais un faux positif est quasi impossible (le test peu rater des virus peu nombreux, mais pas en inventer !). Hypothèse : les résultats ont été inversés avec ceux du chef de Cabinet. Par qui ? Pourquoi ? L’enquête promise n’a pas été livrée.

    - Le pays croit donc que le virus se répand (1er cas ‘autochtone’), et c’est le confinement le 23 mars !!

    - Revenons au chef de cabinet : il aurait 39 ans, né à Bordeaux. LNC du 4/04/20 le désigne, par erreur (non rectifiée ?) comme un colonel ex-proche du Haussaire Brot. En fait plutôt un ex prof de SVT. :

        Le 20/03, soit 9 jours après son retour de « mission » et la veille de son test, Mme Backes propose de le nommer responsable du « Centre Opérationnel du Gouvernement » pour le Covid !

        Le 23/03, contaminé, il occupe le poste. Ce serait cocasse, s’il n’avait pas ensuite fréquenté tout le gratin politique : le confinement est prolongé le 2 avril ! La DASS fait un travail énorme, minutieux, isole 69 cas contact et/ou malades : on s’en sort sans dispersion locale du virus et sans mort !

    AVRIL, MAI …. la résistance continue !
    - La DASS a commandé 2 millions de masques … en Chine !! Ils arrivent fin avril.
    Parallèlement, le gouvernement a fait fabriquer 10 000 masques lavables et normés.

    - 19 avril : Philippe Germain demande l’arrêt des rapatriements, en attendant la mise au point d’un protocole sanitaire pour leur arrivée. Évident ! L’UC appuie par un communiqué. Ce sera fait.
    - 22 avril : élus indépendantistes au congrès et sénat coutumier s’inquiètent d’une arrivée de militaires le 26/04. C. Gygès, porte parole du gouvernement, dit qu’il n’en sait rien ; le Haussaire, lui, dément carrément. C’est un mensonge : NC1ère démontrera qu’il était bien prévu, et a été suspendu in extremis !

    - 23 avril : communiqué de Sonia Backès (Prov Sud) intitulé : « chacun doit rester à sa place » !! 
    Actu-NC en rajoute une couche : « Les coutumiers ont pris le pouvoir » ! Un culot infini !

      Laissons le résumé 2020 à un non indépendantiste, Philippe Michel (CE) : « le président du gouvernement et le haut-commissaire ont joué à la roulette russe » : « Dès le 31 janvier, le Sénat coutumier demandait que les liaisons aériennes internationales soient interrompues. Dès début février, les coutumiers des îles Loyauté et de l’île des Pins ont interdit les touchers de paquebots. Dès le 10 mars, la Dass recommandait la fermeture des frontières. Enfin, le 17 mars, les parlementaires de Calédonie Ensemble alertaient le gouvernement et l’Etat sur la nécessité d’interrompre les liaisons aériennes ». Et d’ajouter « il a fallu leur tordre le bras aussi pour que les nouveaux arrivants soient soumis à un confinement strict à l’hôtel et non pas à un confinement volontaire à domicile ».

    Lire la suite

  • DOCUMENT ETAT OUI / NON : NOS COMMENTAIRES

    Suite à la publication par le Ministère des Outre-Mer du document "Les conséquences du "oui" et du "non"", et à sa diffusion égrenée complaisamment dans nos médias, notre rédaction vous propose ses analyses, arguments et réflexions.

    Voici donc, fractionné en 5 documents de 8 à 12 pages, un condensé de nos réponses, notées en vis a vis de chaque paragraphe du texte intégral du "M.O.M." (sans ses annexes). 

    Vous pourrez accéder à chaque sous partie d'un clic sur les lignes des sommaires ; ou lire le document en entier.
    Bonnes lectures.

    Partie 1 - Csq OUI - Intro + Avertiss + Csq Juridiques (8 pages)
    Partie 2 - Csq OUI - Eco et financ. (12 pages)
    Partie 3 - Csq OUI - Pol. Publ + Csq autres territ.
    (10 pages)

    Partie 4 - Csq OUI - Compét. Régal + Csq Pol + transition
    (10 pages)

    Partie 5 - 
    Csq NON - tous chapitres (12 pages)

    Doc. OUI NON + Comments lindependant-knc INTEGRAL  (45 pages)

    Accès général à la page Politique / document OUI / NON commenté

  • Associations de soutien Extérieures-Textes utiles

    SOLIDARITE KANAKY (Collectif)
    - N°05 - Mars 2020
    - N°10 - Décembre 2020
    - N°11 - Février 2021
    - N°12 - Juillet 2021
    - N°13 - Novembre 2021
    - N°14 - Août 2022

     

    SURVIE (Association)
    - "Kanaky-Françafrique" (48 pages .pdf)

    Un document précieux, argumenté et référencé, utile pour l'avenir du pays en regardant le rétroviseur du comportement de la France dans ses anciennes colonies.

    - "Kanaky Nouvelle-Calédonie : une colonie en lutte" (20 pages .pdf)
    Un résumé pour les non initiés de l'histoire politique du pays de 1774 à 2021, juste et bien documenté. 

     

  • LA VOIX DE KANAKY - Tous les numéros

    La Voix de Kanaky n°1 Mai-Juin 2017      La Voix de Kanaky n°2 Juil-Août 2017    
    La Voix de Kanaky n°3 Sept-Oct 2017      La Voix de Kanaky n°4 Nov-Déc 2017       
    La Voix de Kanaky n°5 Janv-Fév 2018      La Voix de Kanaky n°6 Mars-Avr 2018  
    La Voix de Kanaky n°7 Mai-Juin 2018       La Voix de Kanaky n°8 juil-Août 2018     
    La Voix de Kanaky n°9 Sept-Oct 2018      La Voix de Kanaky n°10 Nov-Déc 2018     
    La Voix de Kanaky n°11 Jan-Fév 2019      La Voix de Kanaky n°12 Mars-Av 2019

    La Voix de Kanaky n°13 Mai-juin 2019      La Voix de Kanaky n°14 Juil-Aoû 2019   
    La Voix de Kanaky n°15 Sep-Oct 2019      La Voix de Kanaky n°16 Nov-Déc 2019     
    La Voix de Kanaky n°17 Jan-Fév 2020      La Voix de Kanaky n°18 Mars-Av 2020  
    La Voix de Kanaky n°19 Mai-Juin 2020     La Voix de Kanaky n°20 Juil-Aoû 2020   
    La Voix de Kanaky n°21 Sep-Oct 2020      La Voix de Kanaky n°22 Nov-Déc 2020
    La Voix de Kanaky n°23 Jan-Fév 2021      La Voix de Kanaky n°24 Mars-Av 2021
    La Voix de Kanaky n°25 Mai-Juin 2021     La Voix de Kanaky n°26 Juil-Aoû 2021
    La Voix de Kanaky n°27 Sept-Oct 2021     La Voix de Kanaky n°28 Nov-Déc 2021
    La Voix de Kanaky n°29 Jan-Fév. 2022      La Voix de Kanaky n°30 Mars-Av 2022
    La voix de Kanaky n°31 Mai-Juin 2022      La Voix de Kanaky n°32 Juil-Aoû 2022

    LES SOMMAIRES DE LA VOIX DE KANAKY :

     Sommaire n°1 à 4    Sommaire n°5 à 8     Sommaire n°9 à 12    Sommaires n°13 à 16

    Som 1 a 4

    Som 5 a 8​​​Som 9 a 12Som 13 a 16

    Som n 17 a 20Som n 21 a 24

    Som n 25 a 28

     

  • Anthropologie

    Ce dimanche 10 octobre 2021 est parti un grand homme, ami du monde Kanak ...

    Décès d'Alban Bensa : un article de Médiapart sur sa vie...(12/10/2021)

  • Mme BACKES à L'ONU : Réponse Fictive

    Réponse Fictive à l'intervention à l'ONU
    de Mme Backès
    (ce 15 juin 2021)

    Cliquer ICI pour pdf

    M. Ainos Sèkcab exprime un droit de réponse ce jour à l’ONU
    (Suite à intervention Madame Sonia Backès)

    Nous nous excusons de l’intervention intempestive de notre ressortissante, et vous remercions de l’avoir écoutée poliment.

    Nous avons une pensée spéciale pour vous, amis néo-zélandais et australien, qui avez dû peiner à comprendre quelle « dignité » une Dame Blanche trouvait à rester dépendante d’un pays à 20 000km, vous dont beaucoup sont descendants d’anciens colons, et fiers de votre liberté, dans l’amitié d’ailleurs avec l’ex-colonisateur.

    Une pensée émue aussi bien sûr pour la plupart d’entre vous ici présents, représentants d’anciennes colonies qui ont écouté son discours, alors qu’ils avaient aussi subi en leur temps les croyances de certains descendants de colons disant que tout irait mal sans eux, alors que tout a mal été quand ils sont arrivés.

    Mais ne vous inquiétez pas, la Dame a toute sa place dans notre patrie, nous l’avons déjà dit, nous pardonnons et voulons construire avec tout le monde.

    D’ailleurs, excusez son erreur, elle se mélange un peu les pinceaux : le terme « victimes de l’histoire » n’existe pas dans l’accord de Nouméa.

    Également, nous lui expliquerons que si elle tient vraiment à son passeport français, elle pourra le conserver, « La loi française n'exige pas non plus qu'un Français ayant acquis une autre nationalité renonce à la nationalité française » selon le site du ministère français de l’intérieur (demarches.interieur.gouv.fr/particuliers/peut-on-plusieurs-nationalites), ou selon l’article 23 du code civil français.

    Cela dit, nous garantirons la libre circulation des personnes, et si d’aventure, puisqu’elle cite son pays d’origine, elle en a gardé le Passeport, qu’elle sache que la France accepte même la triple nationalité, et elle pourra y retourner tout en restant française, comme bien des portugais. Un sacrifice pécuniaire, certes, le Portugal ayant un PIB/h nettement inférieur au notre, mais nous savons la Dame au dessus de ces considérations mesquines, et d’ailleurs beaucoup de français y résident et en aiment la qualité de vie, tout comme la notre.

    Autre information, la Dame a un petit décalage temporel, sans doute du fait du voyage jusque New York :

    - d’une part, la consultation ne sera pas forcément le 12 décembre (elle dit d’ailleurs « référendum », mais c’est faux, c’est juste pour suivre le nouveau Haut-Commissaire qui dit ça aussi, pour faire croire que le lendemain, pouf, c’est l’indépendance, et faire peur) car cette date doit légalement passer par notre congrès pour avis, puis normalement au comité des signataires ; et puis, ils sont déjà en campagne présidentielle là bas, danger !

    - d’autre part, elle parle au futur antérieur la Dame, wow ! (« le choix [du non] qu’ils auront effectué ») ; il lui manque l’humilité du monde Kanak à la Dame : le conditionnel serait plus modeste, d’autant qu’elle avait déjà dit, après la 1ère consultation, que « le prochain référendum (sic) nous allons le gagner bien plus largement que la première fois ».

    Monde Kanak qu’hélas elle semble bien peu connaître, la Dame Blanche, et c’est une des raisons pour lesquelles nous voulons l’indépendance : arrêter les ghettos riches d’une petite France déphasée et raciste dans les quartiers de Nouméa !

    Car la Dame se trompe, les Kanak ne sont pas une masse uniforme de moutons, ils n’ont pas l’indépendance Pavlovienne dans « l’inconscient collectif », mais dans leur intelligence, leur conscience, … et en voyant ses réactions actuelles aussi !

    Car ils ne votent pas OUI par « pression » ! Leur exaltation débordante lui avait d’ailleurs fait peur parait-il ! Nous en sommes moins sûrs concernant le vote « non » apeuré des gens qu’elle endoctrine par ses mensonges martelés à l’infini et qui nous choquent.

    Mesdames Messieurs de l’ONU, le gel du corps électoral n’était pas une lubie pour « plaire aux indépendantistes », mais votre exigence à vous ONU pour arrêter la progression d’une marginalisation des autochtones. Les indépendantistes, eux, qui comptent de plus en plus de non kanak, veulent que les « enracinés » et les Kanak fassent ensemble ce pays, ce qui manifestement ne marche pas avec la Dame, qui veut re-noyer le peuple premier via les « résidents » actuels.

    Mais qu’allait donc faire la Dame dans cette Auguste assemblée ? Vendre la peau de l’ours avant de l’avoir décolonisé ? Le mot de la fin revient à Mme Thérèse Waia, journaliste récemment contestée par la Dame, au JT du lendemain, qui a eu l’élégance d’inviter M. Brial, du même camp que celle-ci, mais aussi le professionnalisme de lui poser une question pertinente et sans doute impertinente pour la Dame : n’était-ce pas aux indépendantistes d’aller dire s’ils se sentent décolonisés ?

    Mesdames, Messieurs les représentants des États libres, membres de l’ONU,
    Merci pour votre écoute,
    Merci de nous garder un siège pour bientôt.

  • La force des racines kanak

    La force des racines kanak

    Ouvrage de M. Christian Blanc : La force des racines kanak (Odile Jacob) 420 p., 24,90 € (3 000 F CFP)
    Disponible à la librairie Calédolivres, place des Cocotiers, Nouméa.

    Récit de l'épisode Pisani (C. Blanc était son adjoint), puis celui de la Mission du Dialogue (C. Blanc en était le président).
    Note : selon l'auteur, à propos de l'indépendance, « le plus tôt sera le mieux »,
    voir l’article interview de LNC de ce 6/04/202(malgré un titre un peu biaisé)