Politique

  • SOMMAIRE POLITIQUE

    - LA FRANCE EN NC : ÉVITER L’INDÉPENDANCE, QUOI QU'IL EN COÛTE ? (publié 4/12/21)
    Document intégral (16p - lecture 25mn)  ou en 4 parties séparées : 

    A) Contre les règles de l’ONU sur le colonialisme.   B) Duplicités anti-indépendantistes
    C) Le pays serait déjà souverain, si les dés n’étaient pas pipés   D) Les Forfaitures Lecornu

    - CLIPS de CAMPAGNE RACISTES : RECOURS en CONSEIL D'ÉTAT (publié 6/12/21)
    Clips vidéo de campagne des partisans du NON - commentaires - Recours

    - RÉPONSE FICTIVE À L'INTERVENTION À L'ONU DE Mme BACKÈS du 15/06/21 (publié 17/06/21)
    M. Ainos Sèkcab exprime un droit de réponse ce jour à l’ONU

    - UN PAYS SE LÈVE (publié 6/10/20)
    Analyse des résultats de la 2nde consultation le 4 octobre 2020

    - LE NON-PROJET DU 'NON' (publié 3/10/20)
    L'ADN prépare à l'indépendance / Un projet inapplicable ou explosif

     

  • LA FRANCE EN NC : ÉVITER L’INDÉPENDANCE, QUOI QU’IL EN COÛTE ?

    LA FRANCE EN NC : EVITER L'INDEPENDANCE, QUOI QU'IL EN COUTE ?
    Fichier .pdf, cliquer sur le titre ci-dessus pour ouvrir
    Temps total de lecture des 4 parties : 28mn (3mn+5mn+9mn+11mn)

  • RECOURS en CONSEIL D'ETAT : CLIPS de CAMPAGNE RACISTES

    Des clips vidéo de campagne des partisans du NON sont diffusés depuis le 29 novembre sur les médias d'Etat.
    Tandis qu'aucun clip des partisans du OUI n'est diffusé, ceux ci ayant décidé unanimement de leur refus de participer.

    Il s'agit d'une campagne légale, normalement supervisée par le CSA.
    Une bonne partie de ces clips sont à caractère raciste, insultant, méprisant.
    Ils proviennent des groupes "LesvoixduNon" 2 & 3.
    Mais malgré les protestations par communiqué du FLNKS et de plusieurs personnalités,
    ces clips continuent à être montrés aux calédoniens à la fin des JT, aux heures de grande écoute.

    Un grand merci donc aux personnalités qui ont pris l'initiative d'un RECOURS EN CONSEIL D'ETAT

    Voici le recours : cliquer ici

    L'explication des reproches faits à ces clips est détaillée sur le recours.
    En résumé du plus frappant, c'est la débilité des idées et l'accent des Kanak et Océaniens qui choque, mais surtout, aussi, le fait que celui qui donne les "bonnes" réponses d'un ton supérieur n'a, lui, aucun accent local !

    Et voici les clips incriminés justement selon nous (cliquer sur l'image ; un temps d'attente avant ouverture est possible) : 

    Clip "Nationalité et passeport français"                                                                          Clip "Allez voter"                          

    Clip nationalite passeportClip allez voter

     

     

     

     

     

     

     

    Clip "L'enseignement"                                                                                    Clip "L'environnement"

    Clip enseignement

    Clip environnement

     

     

     

     

     

     

    Clip "La sécurité"                                                                                           Clip "Le Pouvoir d'achat"

    Clip securite

    Clip le pouvoir d achat

     

     

     

     

     




    Disons pour terminer que nous sommes sidérés par les outrances de ces clips nous prenant vraiment tous pour des gosses du primaire !! 

     

     

     

     

     

  • LA FRANCE EN NC : ÉVITER L’INDÉPENDANCE, QUOI QU’IL EN COÛTE ? -Partie A-

    Texte Intégral version .pdf (Parties A;B;C;D)

    A) La France contre les règles de l’ONU sur le colonialisme.

    INTRODUCTION
    La France se veut une grande nation à dimension mondiale, au regard de deux éléments phares et contradictoires de son Histoire : la diffusion au monde en avant-première des droits sacrés de l’Homme, et … son implantation autour du globe, en des terres souvent conquises par la force sur des peuples puis fructifiées via la colonisation.
    La Nouvelle-Calédonie, dernière colonie de peuplement qu’elle détient encore (après l’indépendance de l’Algérie), laisse un malaise aux yeux du monde, et illustre cette dichotomie française qui l’entraîne dans la duplicité voire la schizophrénie pour préserver cette ‘grandeur’ paradoxale.

    L’obtention aux forceps par la France d’un des 5 sièges de membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, en 1946, est dûe à la fois à son étiquette (discutée) de co-vainqueur de la guerre, et à son rang dans la population mondiale … grâce à un empire colonial d’alors, qu’elle n’a plus aujourd’hui.
    Dans cette position fragile (l’Allemagne a d’ailleurs suggéré fin 2018 que ce siège soit remis à l’Europe par la France), l’on pourrait attendre une France exemplaire à l’ONU. Qu’en est-il ?

        1) La charte de l’ONU de 1946.

    Elle traite entre autres des populations des « territoires non autonomes », une litote, de façon assez ferme. L’article 73 b) demande à « développer leur capacité de s'administrer elles-mêmes (...) et de les aider dans le développement progressif de leurs libres institutions politiques ». L’alinéa e exige des puissances administrantes qu’elles communiquent régulièrement à l’ONU « des renseignements (…) relatifs aux conditions économiques, sociales et de l'instruction (…) » sur ces territoires. Une première liste de 74 territoires est établie (résolution 66 du 4/12/1946). La Nouvelle-Calédonie en fait partie, et la France a communiqué des renseignement sur elle cette année là.

        2) La résolution 1514 (14/12/1960)

    Elle jette les fondements de la décolonisation : « 1. La sujetion des peuples (…) constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme (…) et compromet la cause de la paix (…) ».

    L’ONU ajoute : « 3. Le manque de préparation dans les domaines politique, économique ou social ou dans celui de l’enseignement ne doit jamais être pris comme prétexte pour retarder l’indépendance ».
    La France au contraire appuiera souvent sur ce point pour garder ses prérogatives.

        3) La résolution 1541 (15/12/1960)

    Elle précise quels territoires sont « de type colonial » et donc « dans un état dynamique d’évolution et de progrès vers la pleine capacité à s’administrer eux-mêmes ». Un tel territoire est « géographiquement séparé et ethniquement ou culturellement distinct du pays qui l’administre ».
    Manifestement la Calédonie en est, mais la France, profite de sa position éminente à l'ONU :  prétextant du changement de statut de la Calédonie, qui devient T.O.M. en 1946, elle estime abusivement que celle-ci est ainsi autonome, et obtient alors sa radiation de la liste des pays à décoloniser... alors même que les autochtones Kanak n'y ont pas encore le droit de vote

    Ainsi elle cesse de communiquer les renseignements requis.

        4) La résolution 35/118 du 10/12/1980.

    Vue la duplicité de certaines puissances administrantes qui noient le poisson, et surtout l’autochtone dans une immigration massive, l’ONU précise une évidence : elles doivent « décourager ou prévenir l’afflux systématique dans les territoires sous domination coloniale d’immigrants et de colons venus de l’extérieur qui bouleversent la composition démographique de ces territoires et peut être un obstacle majeur à l’exercice véritable du droit à l’autodétermination et à l’indépendance par les habitants (…). ».
    La France n’en tiendra aucun compte (jusqu’aujourd’hui) : dès les années 1950 (Jaquinot), puis les années 1972 (Messmer), elle rendre sciemment minoritaire le peuple autochtone.

    Cela constitue de facto un « obstacle majeur à l’indépendance », le peuple autochtone votant à plus de 80 % pour celle-ci aux consultations référendaires et les allochtones à près de 80 % contre.

        5) La Résolution 41/41 du 2 décembre 1986.

    Elle va sonner la révolte du Pacifique. En pleine rébellion Kanak depuis 2 ans, laquelle a déjà fait plusieurs dizaines de morts et des centaines d’emprisonnés (surtout côté indépendantiste), le Forum des Iles du Pacifique, soutenu par les Pays non alignés, demande à l’ONU de signifier à la France que la Calédonie est bien un territoire à décoloniser. 86 pays voteront la résolution, dont l’Australie, Fidji, l’Indonésie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie N-G., les Samoa, les Salomon, le Vanuatu : tous ses voisins ; mais aussi des grandes puissances : l’URSS, l’Inde, la Chine.
    Seuls 24 pays votent contre la proposition de l’ONU, dont la France et ses ‘dépendances’ : Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Maroc, Sénégal, Togo, Zaïre...

        6) La résolution 15/115 du 10/12/2020.

    Elle rappelle à la France qu’elle s’est engagée à « un processus d’autodétermination équitable, crédible, démocratique et transparent ». A voir si ces 4 adjectifs sont vraiment ... qualificatifs pour le 12/12/2021.
    En avertissement, l’ONU rappelle au passage qu’en l’absence de toute décision contraire de sa part, la puissance administrante doit continuer à la tenir informée de la situation de la Calédonie.


    LIRE SECONDE PARTIE : 
    B) La France et les « loyalistes » : duplicités anti-indépendantistes

  • LA FRANCE EN NC : EVITER L'INDEPENDANCE, QUOI QU'IL EN COÛTE ? -Partie B-

    Texte Intégral version .pdf (Parties A;B;C;D)

    B) La France et les « loyalistes » : duplicités anti-indépendantistes.

    Si collusion et duplicité sont pour nous avérés, la critique de schizophrénie peut paraître plus choquante. Et pourtant la France, voire la droite locale, a toujours eu beaucoup de mal à percevoir la réalité de la pensée Kanak et indépendantiste, et garde toujours en 2021 un rapport problématique avec la réalité du terrain.

    Christian Blanc, dans son ouvrage « La Force des Racines Kanak », revient à plusieurs reprises sur ce manque de compréhension, qu’il attribue en partie au noyautage des renseignements généraux locaux par l’extrême droite, mais aussi à la difficulté d’avoir des contacts fiables en milieu Kanak.

    L’essentiel des interlocuteurs privilégiés de l’État, influenceurs de fait, sont non Kanak et anti-indépendance. Leurs liens avec les autochtones sont superficiels et ils ne peuvent donner à la France que des clés faussées par leur incompréhension et leur volonté d’influer en leur faveur.

    1) Depuis l’après guerre

    il y eut d’abord les bas calculs des années 50 pour éviter de donner un droit de vote encombrant à tous les Kanak, via des droits aux seuls chefs, puis à l’élite, puis via des corps électoraux séparés.

    Il y eut ensuite l’autonomie acceptée en 1958, écrasant un communisme naissant et écartant à la fois l’indépendance et les critiques onusiennes, puis rapidement confisquée dès 1963 : les Kanak redevenaient majoritaires (dans l'électorat dès 1956 -cf p535) et le Nickel devenait "stratégique". .

    Il y eut surtout une politique d'immigration massive dès les années 1950, et prolongée de façon plus notoire à partir de 1972.

    Les étapes « modernes » gérées par la France sont tout aussi chaotiques.

    2) La Table Ronde de Nainville-les-Roches, 1983

    Elle est organisée par le premier gouvernement français de Gauche, dans un contexte de colonie de peuplement avérée, de reniement en cours des promesses (vagues) de Mitterrand sur l’indépendance, de création récente d’un « Front Indépendantiste » et de revendications de terres « sans condition ». La France espère un accord qui fasse oublier le statut Dijou. Elle reconnaît aux Kanak « un droit inné et actif à l’indépendance », et reçoit en retour la reconnaissance que les Allochtones installés durablement par l’Histoire auront toute leur place dans l’indépendance.

    L’État français jubile, mais voit le premier terme comme un simple principe humaniste de l’imaginaire socialiste, dont l’expression permet le passage du désir concret au simple rêve doctrinaire. Et surtout il ne voit pas le lien avec le second terme : l’accueil cordial des ‘immigrés’ n’est possible qu’à la condition de l’indépendance.

    Le RPCR, lui, note le second terme mais refuse le premier et ne signe pas l’accord.

    La FNSC (Centre) comprend et signe, mais avec le même but que l’État : désamorcer la revendication. Au final, ce refus et un corps électoral inique qui le materialisait, conduiront à la révolte de 1984.

    3) Les Accords Matignon, 1988

    Il est notable -et trop peu noté- que les révoltes 1984/88 (ce ne sont pas des "évènements") ont fortement contribué à casser plusieurs clichés répandus et à la limite du racisme :
    - Le discours dominant donnait les indépendantistes comme une poignée d’agitateurs terrorisant les Kanak et sans base réelle. En 1984, c’est la stupeur le 18 novembre devant l’ampleur de l’insurrection : c’est un peuple qui se lève. Et les RG ne l’avaient pas vue venir.

    - Autre cliché, les kanak sont timides et peureux. En 1988, c’est de nouveau la stupeur à Ouvéa : alors que depuis 4 ans, les leaders de droite pointaient le laxisme socialiste comme responsable principal d’une rébellion qu’ils faciliteraient ainsi, la détermination des jeunes Kanak face à l’armée française ébranle définitivement ces certitudes. La peur change de camp, définitivement.

    Les Accords Matignon sont un soulagement pour tous, après 4 années de stress insurrectionnel extrême pendant lesquelles a été tenté sans conviction puis abandonné par Mitterrand un projet d’indépendance-association (1985/86), avec un corps électoral qui ne l’aurait pas permis.
    Entre-temps, Pisani a fait assassiner Eloi Machoro (tout en jurant qu’il n’y était pour rien), comme l’admet enfin C . Blanc son second d’alors qui avait transmis l’ordre (cf Ouvrage pré-cité).

    Mais là encore, l’idée est à la procrastination, contraire aux préceptes de l’ONU : le pays n’est pas prêt à l’indépendance, un « rééquilibrage » éducatif, politique, économique et social la remplace.

    Michel Rocard est porté aux nues par beaucoup, ce qui se comprend après les années de cendre de B. Pons. Mais l’on oublie trop vite sa duplicité : il voulait ainsi désamorcer l’indépendance, pas la préparer, et l’a d’ailleurs dit en périphrases à plusieurs reprises.

    Les indépendantistes font la grimace : ils avaient mandaté J-M. Tjibaou à Paris pour un calendrier d’accès, mais Mitterrand tient lui aussi à une certaine 'grandeur' de la France (il envisagera même la création d’une base pour sous-marins nucléaires à Nouméa !). Ce sera donc 10 ans de 'remise à niveau' avant un 'examen' référendaire en 1998. J-M. Tjibaou y laissera sa vie…

    4) L’Accord de Nouméa (ADN), 1998

    A nouveau, cet accord souligne une nouvelle procrastination : vous n’êtes toujours pas prêts, alors acceptez de renoncer au référendum d’autodétermination pourtant constitutionnellement prévu en 1998, et donc ainsi reporté de 20 ans - au moins.

    Mais les indépendantistes s'inclinent devant la demande pressante de la France et du RPCR :

    - D’une part les dirigeants réalisent que Rocard leur a menti : il avait calculé pour eux que l’évolution démographique leur serait favorable, ce n’est clairement pas assez le cas pour gagner.

    - Et puis, syndrome de Stockholm ? Ils conçoivent en majorité que, contrairement à ce qu’écrit l’ONU, l’impréparation peut en l'espèce justifier de différer à nouveau l’indépendance, pourvu qu'elle soit avérée in fine. Ce que l'on va faire miroiter.

    - Car aussi la musique de cet accord est radicalement différente : il ne prépare pas à améliorer les conditions de vie comme le précédent, il prévoit l’accès progressif et ensemble à l’exercice de compétences nouvelles, et la pleine souveraineté est prévue au bout, avec trois votes successifs finaux pour l’entériner, en cas d’hésitation du corps électoral, et deux ans possibles entre chacun pour faire de la pédagogie et convaincre.

    Mais voilà, 23 ans plus tard, du fait d’une désinformation forcenée (voir partie C), le compte n’y est pas. Beaucoup ignorent même les points clé du texte de l’ADN, pourtant plutôt court (8 pages). Voici des éléments de sa quintessence politique, la plupart battus en brèche, et qui démontrent clairement la promesse signée et non tenue, voire combattue :

    - « poser les bases d'une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie, permettant au peuple d'origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine ».

    - « un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la pleine souveraineté (…) La France est prête à accompagner la Nouvelle-Calédonie dans cette voie ».

    - La « reconnaissance de sa souveraineté [du peuple Kanak -ndlr], préalable à la fondation d'une nouvelle souveraineté, partagée dans un destin commun ».

    - « une solution négociée, de nature consensuelle, pour laquelle ils appelleront ensemble les habitants de Nouvelle-Calédonie à se prononcer (…) Cette solution définit (...) les modalités de son émancipation ».

    - « Les institutions de la Nouvelle-Calédonie traduiront la nouvelle étape vers la souveraineté ».

    - [les compétences régaliennes -ndlr] « resteront de la compétence de l’État jusqu'à la nouvelle organisation politique résultant de la consultation des populations intéressées ».

    - « des Néo-Calédoniens seront formés et associés à l'exercice de responsabilités dans ces domaines [régaliens, ndlr], dans un souci de rééquilibrage et de préparation de cette nouvelle étape ».

    Et la phrase clé de l'édifice (dont l'apposition 'à la fin de cette période' est elle même à souligner) : 
    - « L’État reconnaît la vocation de la Nouvelle-Calédonie à bénéficier, à la fin de cette période, d'une complète émancipation ».

    L'ADN est maintenant en passe de voir son "testament" balayé par le pouvoir pour poursuivre ses desseins. 
    La collusion Etat / Loyalistes dans la duplicité anti-indépendance dispose de moyens puissants et pour la plupart injustes.
    C'est ce que nous verrons dans la prochaine partie.

    LIRE TROISIEME PARTIE (SUR 4) : 

    C) Le pays serait déjà souverain, si les dés n’étaient pas pipés

  • LA FRANCE EN NC : EVITER L'INDEPENDANCE, QUOI QU'IL EN COÛTE ? -Partie C-

    Texte Intégral version .pdf (Parties A;B;C;D)

    C) Le pays serait déjà souverain, si les dés n’étaient pas pipés.

    J. F. Kennedy disait : « Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable ». L’ONU ne dit pas autre chose : après avoir reconnu « le désir passionné de liberté de tous les peuples dépendants », elle déclare que le colonialisme « compromet la cause de la Paix » (Résolution 1514).

    Les textes de l’ONU et de l’ADN sont clairs, et une décolonisation vers une indépendance amicale avec la France a longtemps été espérée, en cohérence avec ces textes, l’intérêt commun, et la volonté légitime et légale des autochtones (et d’autres) de recouvrer leur libre arbitre.

    Mais une bonne part des allochtones, rendus nombreux par l’immigration voulue, influencés par certains intérêts ‘supérieurs’, mais aussi pour certains par un niveau de vie plus élevé que ce qu’ils auraient en métropole, suivent leurs leaders et ceux de l’État français pour une Calédonie française.

    Et ils détiennent, contre toute équité, la plupart des rouages pour y parvenir. Etat des lieux :

    1) Les deux députés

    Jusqu’en 1977 il y avait deux circonscriptions (Est et Ouest) permettant à un indépendantiste et un « loyaliste » de représenter le pays, ce qui est équilibré : J. Lafleur d’un côté, R. Pidjot de l’autre.

    En 1986, la droite redécoupe bizarrement le pays, et enlève le scrutin proportionnel au profit du majoritaire : depuis lors, les 2 députés sont à droite, bien que les indépendantistes progressent. Lafleur et Nénou en 1988, Gomes et Dunoyer actuellement.
    Comme de plus le corps électoral général s'applique et non le citoyen, le verrouillage est renforcé.

    Les moyens des députés sont considérables : ils sont seuls à donner leur avis à l’assemblée, seuls à poser des questions dont les clips s'insèrent régulièrement aux JT de nos chaînes TV. Leurs courriers arrivent dans tous les foyers, ils ont un accès privilégié sur nos antennes, un secrétariat conséquent, des déplacements et logements gratuits, etc.

    Philippe Gomes, par exemple, a abondamment utilisé sa qualité et son titre de député pour 'booster' la distribution de son opuscule « Pour que continue à vivre le rêve calédonien » (sic), paru juste avant le 1er référendum en 2018 : outre sa qualité de député notée en couverture, la présentation a été faite en avant première sur la chaîne TV du Sénat français, puis à l’assemblée, et ensuite distribué gratuitement à la population.

    2) Les deux sénateurs

    Il n’y en avait qu’un (anti-indépendance, M. Loueckhote) jusqu’en 2011. Un second est alors ajouté, au scrutin majoritaire indirect (via des élus : les 2 députés + les 76 élus provinciaux + 446 des élus municipaux).
    Ils sont issus du corps électoral général et non citoyen ; tous deux sont donc anti-indépéndantistes depuis lors : P. Frogier et G. Poadja.

    Le cas de M. Frogier est à souligner : signataire de l’ADN, il en est l’un des pourfendeurs les plus acharnés, avec un sens éthique problématique. En 2010 pour s’opposer à la création d’un drapeau commun du pays (prévu par l’ADN mais il le niera sur NC1ère contre toute évidence), il obtient que le drapeau de Kanaky soit à côté de celui de la France. Toujours sur la chaîne d’État -très complaisante car le laissant dire-, il niera farouchement que ledit ADN vise une décolonisation, allant jusqu’à nier que la notion soit dans l’ADN, alors que le terme même y est écrit ! Plus récemment, il prône une différenciation des compétences entre les provinces qui frôle la partition, interdite par l’ADN. Il propose aussi la suppression du gouvernement et du congrès du pays, également interdits par l’ADN. Son rôle dans le reniement de l’accord est donc éminent, et ce du fait d’un poste obtenu grâce à la France et dont nous avons vu que la légitimité est problématique.

    3) L’audiovisuel d’Etat : NC 1ère  (TV et Radio)

    Pour mémoire, le Conseil National de la Résistance, regroupant toutes les forces politiques durant la guerre, des Gaullistes aux Communistes, avait dès 1944 déclaré son unité et proposé un vaste programme (« Les jours heureux ») exigeant entre autres pour les médias « indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ».
    On en est loin, en France comme ici d’ailleurs.

    Le CSA, Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et déclaré être son ‘gendarme’, « assure le respect du pluralisme politique ». On le suppose donc indépendant. Sur 7 membres, 3 sont désignés par le président de l’assemblée nationale (LREM), 3 par le président du Sénat (LR) ; et son président, M. Maistre, né en 1955 au Maroc, est désigné par … le Président de la République. CQFD.

    Dans ce contexte, nous soutenons que NC1ère a une approche inéquitable des faits politiques de notre pays. Un minimum de déontologie équilibrerait les émissions politiques en proportion des forces avérées par les votes, soit près de 50 % pour le Oui comme pour le Non. Ce n’est clairement pas le cas. A défaut d’une enquête honnête par un organisme indépendant qui, compte tenu des enjeux, aurait dû se faire depuis longtemps, citons quelques exemples éloquents :

    En 2018 déjà -première consultation.

    - L’émission à épisodes « les chemins de l’histoire » refait alors vivre 'opportunément' l’histoire des douloureux événements de 1984/88. Les faits sont déformés, leur vision est biaisée, le ton très empathique du commentateur va sans retenue à un seul camp : les non indépendantistes. Extraits 1  2  3  4  5  ...

    - L’émission à épisodes « En commune » dure aussi des semaines. Des discussions à bâton rompu interrogent des jeunes, auquels est posée la question de leur option Oui/Non à l’indépendance : et l’on voit des communes à majorité indépendantiste sans aucun protagoniste qui dit être pour le Oui, d’autres où l’un ose à peine l’esquisser, d’autres où la majorité dit « non ». L’inverse n’est bien sûr pas vrai, et les temps d’argumentation sont plus longs pour les tenants du Non. Clairement.

    - Les micro-trottoirs sont biaisés. Exemple de celui réalisé dès que les termes de la question qui sera posée est arrêtée, officiellement pour savoir si les gens la comprennent : le micro laisse pourtant volontiers dériver vers un avis Non ou Oui, et les sélectionnés du Non sont largement majoritaire et plus longuement argumentés.

    - Des personnalités politiques sont interviewées ? Les questions ne sont pas du tout du même type selon l’allégeance. Exemple l’interview de Mme Héo, élue indépendantiste, violemment attaquée à chaque question, quand M. Gomes est, lui, gentiment accompagné, parfois devancé ; sans compter le traitement global de l'information ! Exemple.

    Nous retrouvons ces biais hélas en 2020 depuis plusieurs mois de façon tout aussi flagrante.

    - Le document unilatéral de l’État ‘Conséquences du ‘Oui’ et du ‘Non’ », que les indépendantistes déclarent irrecevable car très militant pour le Non, est restitué à l’identique par thème sur des semaines, sans que soit même mentionnées les opinions adverses, les erreurs ou omissions ! (Voir notre étude critique dudit document)

    - L’émission « dans ma commune » reprend les travers de « en commune » en 2018 en privilégiant les interviews contre le Oui : le constater est rapide car le téléspectateur peut rapidement compter les interventions pour le Non et celles pour le Oui, puis les comparer avec le tableau affiché des résultats Oui et Non de la commune !

    - Au JT, les séquences d’abord intitulées imprudemment « journal de campagne » puis rectifiées « Journal du référendum » (terme d’ailleurs erroné) assènent encore leurs contrevérités unilatérales :

    Il y a « L’histoire du pays » qui reprend le discours très biaisé des « chemins de l’histoire » de 2018, tous les jeudis au JT sur 8 semaines, avec le même animateur, les mêmes travers : très Euro-centré, marginalisant l’histoire Kanak avec une certaine condescendance, parfois indignation.

    Il y a « Bon à savoir » caricature simplifiée du document de l’État, le présentant à nouveau, en clips rapides et réducteurs, toujours sans aucune analyse ou esprit critique : NC1ere se fait JT d’État partisan, sur la nationalité, la monnaie, les transferts financiers, etc. Un militantisme pur et dur. Avec des erreurs, des oublis, des approximations, des clichets simplistes...

    4) L’unique quotidien, « Les Nouvelles Calédoniennes ».

    Ex-titre du groupe Hersant / Tapie, il est opportunément racheté en 2013 (le 1er référendum pouvait être déclenché à partir de 2014) par trois grandes familles locales richissimes et de droite : Lavoix, membre fondateur du RPCR, Jeandot (Import automobiles), et Montagnat (Mines). Dans le panier étaient aussi une radio (NRJ), deux imprimeries (IRN et Pacific Print), et un hebdo (Paru Vendu).

    Le lien fort avec les annonceurs, source de revenus clé, empêche toute création d’un second quotidien dans ce marché restreint, bien qu’ils furent longtemps deux, avec « la France Australe » (sic).

    La moitié des journalistes claquent alors la porte. Un rédacteur en chef de choc est nommé, O. Poisson, 18 ans à Nice-Matin, une référence de la droite dure ; Nice est d’ailleurs jumelée à Nouméa.

    L’équipe rédactionnelle est alors complétée de jeunes métropolitains, bafouant ainsi l’emploi local ; et l’on peine à y trouver quelque océanien ou Kanak, voire caldoche, à part … aux rotatives.

    La puissance est considérable : il passe de main en main dans les familles et les entreprises voire salles d’attente ; il a des affiches devant chaque lieu de vente, stations, magasins, tabacs. Son site laisse transpirer dans nos boites email des articles opportunément choisis en accès libre.

    5) Les Radios privées

    RRB, « Radio Rythme Bleu », créée par le RPR local, est la radio quasi officielle des anti indépendance. Il y a un pendant indépendantiste, Radio Djiido. Chacune vit difficilement, mais les aides vont davantage à RRB, qui peut ainsi payer des droits d’émission lui permettant d’être présente partout, notamment sur route en ‘Brousse’ et dans bien des tribus éloignées, là ou Djiido peine à être audible.

    6) Les pressions de l’État et des anti-indépendance : coups bas et duplicité.

    - Problèmes sur la Loi Organique (L.O.). Celle-ci précise les modalités d’application de l’Accord constitutionnalisé dit ADN. Elle est votée en termes identiques par l’assemblée nationale et le Sénat. Or, à plusieurs reprises, le législateur a tenté des transgressions :
       L’ADN prévoit trois consultations possibles, le législateur, via la LO, a tenté de les réduire à deux ; le conseil constitutionnel a fini par censurer, la manœuvre étant trop visible, 2 n’est pas 3.

       L’ADN prévoit qu’au cours du 2nd et 3ème mandat du Congrès, « les compétences suivantes seront transférées (…) » ; traduction du législateur via la LO : « Le congrès peut, à partir du début de son mandat commençant en 2009, adopter une résolution tendant à ce que lui soient transférées, par une loi organique ultérieure, les compétences suivantes : (...)» ! [soulignés par lindependant-knc].

    Et là, le conseil constitutionnel a validé ! Résultat, de nombreux transferts faisant progresser le pays vers sa souveraineté ont ainsi été bloqués, la majorité anti indépendance au congrès reniant sa signature.

    - Problèmes sur l'immigration et la protection de l’emploi local
       L’État français n’a rien fait pour «  décourager ou prévenir l’afflux » de ‘colons’ , trahissant sciemment les exigences de l’ONU (Cf résolution 35/118 ci dessus), poursuivant ainsi sa pression contre l’indépendance par noyade démographique : il y a maintenant 35 000 votants ajoutés sur la liste générale dont beaucoup, poussés par les droites qui les courtisent pour les députations et pour la pression anti-indépendantiste qu’ils accentuent, s’indignent de ne pas être sur la liste spéciale référendum !

       L’État français n’a sciemment pas informé correctement ces personnes à leur arrivée qu’il était légal et légitime qu’il ne soient pas « citoyens » du pays « non autonome » administré par la France, et également légal et légitime que des restrictions à l’emploi local y soient en vigueur.

       Le résultat est une amertume, une rancune et un ressentiment … illégitime à l’encontre des indépendantistes, qui fait peser lourdement ces quelques 50 000 résidents (avec les mineurs) contre l’indépendance.

       La loi locale de protection de l’emploi a mis 12 ans (2010) à être votée, et reste largement contournée via des ‘patentés’ et par des patrons réfractaires et généralement contre l’indépendance.

    - Problèmes sur les sondages
       Comme tant d’autres chose, un sondage est présenté comme non partisan ; là encore il est permis d’en douter fortement : quelques mois avant la consultation 2018, les ‘Non’ seraient 60 % selon I-scope et 69 à 75 % pour Kantar ; et les ‘Oui’ de 14 à 22,5 %. Réel : 43,3 % de Oui, 46,6 % de Non.

       Les Médias pilonnent sur leurs chiffres, le FLNKS doit batailler contre le découragement, tracter contre une « fake news ».

       Kantar fait l’objet de plusieurs polémiques. Le fils de Mme Macron en est « Senior Vice-Président ».

       I-scope est une Sarl proche des milieux d’affaire locaux.

    Pour la consultation 2020, des sondages plus discrets ont été réalisés, aux résultats aussi peu crédibles.

    Problèmes de « coups de pouce » par modification ou interprétation de textes selon l’enjeu :
       Le code électoral interdit l’utilisation des signes nationaux pour les campagnes ; mais comme les indépendantistes brandissaient le beau drapeau Kanaky (qu’ils ont proposé comme signe du pays et qui l’est de facto sur Internet), la droite a demandé -et obtenu- une dérogation pour pouvoir utiliser les couleurs de la France, et le drapeau Bleu Blanc Rouge notamment. Pourtant, ils ne parlent pas au nom de l’État Français, prétendument neutre, ni des citoyens français, que les sondages montrent majoritairement (65 et 66%) pour notre indépendance !

       Les libellés de la question à poser aux consultations n’étaient pas écrits dans l’ADN. Un décret devait les rédiger. L’idée force à proposer était la pleine ‘souveraineté’ (terme 8 fois écrit) : mais la droite a voulu ajouter le mot ‘indépendance’, absent de l’ADN pourtant (M. Frogier exigeait même que ce soit le seul, et qu’il n’y ait pas souveraineté !). L’État a suivi. 
    Pourquoi ? L’idée d’être souverain est plaisante, l’on peut décider de tout (‘Chant du Départ’ : le peuple souverain s’avance...) ; ‘In-dépendance’ regarde vers la France qui ne serait plus là pour nous. La question posée en 2018 fut donc : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »
       Rien n’empêchait à priori une modulation de la question à la 2nde et 3ème consultation : le fait d’avoir 3 consultations possibles suggérait même la souplesse. Mais là, non, moduler serait suggérer des partenariats, que souhaitent les indépendantistes, et il fallait cliver. Il fut décidé que le libellé serait immuabl
    e.

    Le dernier avatar est celui de la transgression dans son esprit de l’article 5 de l’ADN, qui précise : « Si la réponse est à nouveau négative, une nouvelle consultation pourra être organisée selon la même procédure et dans les mêmes délais ». Or en votant le 12/12/2021, l’on passe de 23 mois entre les consultations 2018 et 2020, à 14 mois entre celle de 2020 et celle de 2021.

    Sans parler de l'esprit bafoué du préambule de l'ADN sur l'épisode en cours de la Covid, quand ce peuple est davantage secoué par davantage de deuils, qui ont davantage d'impacts, alors que pourtant l'Etat et les 'loyalistes' veulent, quoi qu'il en coûte, lui imposer de gérer sereinement une campagne référendaire et un vote essentiels pour lui, afin de profiter de cet état momentané de détresse culturelle profonde pour l'emporter. Car Oui, ils craignent la logique mathématique qui peut, après un 43.3% suivi d'un 46.7% de Oui, mener à un 'plus de 50%'. Dans des conditions normales.
    Non kanak et Etat n'ont-ils pas signé ces engagements de l'ADN de 
    « reconnaître les fautes, de restituer au peuple kanak son identité confisquée », e« d'ouvrir une nouvelle étape, marquée par la pleine reconnaissance de l'identité Kanak » ?

    Ce dernier épisode choquant et en cours, sera développé dans notre dernière partie : 

    LIRE NOTRE 4ème -et DERNIÈRE PARTIE :
    D) Les Forfaitures Lecornu

  • DOCUMENT ETAT OUI / NON : NOS COMMENTAIRES

    Suite à la publication par le Ministère des Outre-Mer du document "Les conséquences du "oui" et du "non"", et à sa diffusion égrenée complaisamment dans nos médias, notre rédaction vous propose ses analyses, arguments et réflexions.

    Voici donc, fractionné en 5 documents de 8 à 12 pages, un condensé de nos réponses, notées en vis a vis de chaque paragraphe du texte intégral du "M.O.M." (sans ses annexes). 

    Vous pourrez accéder à chaque sous partie d'un clic sur les lignes des sommaires ; ou lire le document en entier.
    Bonnes lectures.

    Partie 1 - Csq OUI - Intro + Avertiss + Csq Juridiques (8 pages)
    Partie 2 - Csq OUI - Eco et financ. (12 pages)
    Partie 3 - Csq OUI - Pol. Publ + Csq autres territ.
    (10 pages)

    Partie 4 - Csq OUI - Compét. Régal + Csq Pol + transition
    (10 pages)

    Partie 5 - 
    Csq NON - tous chapitres (12 pages)

    Doc. OUI NON + Comments lindependant-knc INTEGRAL  (45 pages)

    Accès général à la page Politique / document OUI / NON commenté

  • Mme BACKES à L'ONU : Réponse Fictive

    Réponse Fictive à l'intervention à l'ONU
    de Mme Backès
    (ce 15 juin 2021)

    Cliquer ICI pour pdf

    M. Ainos Sèkcab exprime un droit de réponse ce jour à l’ONU
    (Suite à intervention Madame Sonia Backès)

    Nous nous excusons de l’intervention intempestive de notre ressortissante, et vous remercions de l’avoir écoutée poliment.

    Nous avons une pensée spéciale pour vous, amis néo-zélandais et australien, qui avez dû peiner à comprendre quelle « dignité » une Dame Blanche trouvait à rester dépendante d’un pays à 20 000km, vous dont beaucoup sont descendants d’anciens colons, et fiers de votre liberté, dans l’amitié d’ailleurs avec l’ex-colonisateur.

    Une pensée émue aussi bien sûr pour la plupart d’entre vous ici présents, représentants d’anciennes colonies qui ont écouté son discours, alors qu’ils avaient aussi subi en leur temps les croyances de certains descendants de colons disant que tout irait mal sans eux, alors que tout a mal été quand ils sont arrivés.

    Mais ne vous inquiétez pas, la Dame a toute sa place dans notre patrie, nous l’avons déjà dit, nous pardonnons et voulons construire avec tout le monde.

    D’ailleurs, excusez son erreur, elle se mélange un peu les pinceaux : le terme « victimes de l’histoire » n’existe pas dans l’accord de Nouméa.

    Également, nous lui expliquerons que si elle tient vraiment à son passeport français, elle pourra le conserver, « La loi française n'exige pas non plus qu'un Français ayant acquis une autre nationalité renonce à la nationalité française » selon le site du ministère français de l’intérieur (demarches.interieur.gouv.fr/particuliers/peut-on-plusieurs-nationalites), ou selon l’article 23 du code civil français.

    Cela dit, nous garantirons la libre circulation des personnes, et si d’aventure, puisqu’elle cite son pays d’origine, elle en a gardé le Passeport, qu’elle sache que la France accepte même la triple nationalité, et elle pourra y retourner tout en restant française, comme bien des portugais. Un sacrifice pécuniaire, certes, le Portugal ayant un PIB/h nettement inférieur au notre, mais nous savons la Dame au dessus de ces considérations mesquines, et d’ailleurs beaucoup de français y résident et en aiment la qualité de vie, tout comme la notre.

    Autre information, la Dame a un petit décalage temporel, sans doute du fait du voyage jusque New York :

    - d’une part, la consultation ne sera pas forcément le 12 décembre (elle dit d’ailleurs « référendum », mais c’est faux, c’est juste pour suivre le nouveau Haut-Commissaire qui dit ça aussi, pour faire croire que le lendemain, pouf, c’est l’indépendance, et faire peur) car cette date doit légalement passer par notre congrès pour avis, puis normalement au comité des signataires ; et puis, ils sont déjà en campagne présidentielle là bas, danger !

    - d’autre part, elle parle au futur antérieur la Dame, wow ! (« le choix [du non] qu’ils auront effectué ») ; il lui manque l’humilité du monde Kanak à la Dame : le conditionnel serait plus modeste, d’autant qu’elle avait déjà dit, après la 1ère consultation, que « le prochain référendum (sic) nous allons le gagner bien plus largement que la première fois ».

    Monde Kanak qu’hélas elle semble bien peu connaître, la Dame Blanche, et c’est une des raisons pour lesquelles nous voulons l’indépendance : arrêter les ghettos riches d’une petite France déphasée et raciste dans les quartiers de Nouméa !

    Car la Dame se trompe, les Kanak ne sont pas une masse uniforme de moutons, ils n’ont pas l’indépendance Pavlovienne dans « l’inconscient collectif », mais dans leur intelligence, leur conscience, … et en voyant ses réactions actuelles aussi !

    Car ils ne votent pas OUI par « pression » ! Leur exaltation débordante lui avait d’ailleurs fait peur parait-il ! Nous en sommes moins sûrs concernant le vote « non » apeuré des gens qu’elle endoctrine par ses mensonges martelés à l’infini et qui nous choquent.

    Mesdames Messieurs de l’ONU, le gel du corps électoral n’était pas une lubie pour « plaire aux indépendantistes », mais votre exigence à vous ONU pour arrêter la progression d’une marginalisation des autochtones. Les indépendantistes, eux, qui comptent de plus en plus de non kanak, veulent que les « enracinés » et les Kanak fassent ensemble ce pays, ce qui manifestement ne marche pas avec la Dame, qui veut re-noyer le peuple premier via les « résidents » actuels.

    Mais qu’allait donc faire la Dame dans cette Auguste assemblée ? Vendre la peau de l’ours avant de l’avoir décolonisé ? Le mot de la fin revient à Mme Thérèse Waia, journaliste récemment contestée par la Dame, au JT du lendemain, qui a eu l’élégance d’inviter M. Brial, du même camp que celle-ci, mais aussi le professionnalisme de lui poser une question pertinente et sans doute impertinente pour la Dame : n’était-ce pas aux indépendantistes d’aller dire s’ils se sentent décolonisés ?

    Mesdames, Messieurs les représentants des États libres, membres de l’ONU,
    Merci pour votre écoute,
    Merci de nous garder un siège pour bientôt.

  • UN PAYS SE LÈVE

    Consultation sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie du 4 Octobre 2020.

    La progression indépendantiste, illustrée par les élections provinciales depuis 1989, avec le corps électoral restreint, est constante voire inexorable, contrairement aux affirmations mensongères des anti-indépendantistes.


    Le pourcentage de « oui » est passé de 43,33 % à la consultation 2018, à 46,74 % en 2020, soit +3,41 %. 
    Si la progression pour la consultation 2022 est identique (+3,41%), alors le oui passerait à 50,16 % (en vert).

    Lire la suite

  • LE NON-PROJET DU 'NON'

    1/ L’Accord De Nouméa prépare à l’indépendance !

    Il faut tout d'abord le poser et le marteler, l’ADN est clairement orienté vers la préparation de l’indépendance. Citations :
    - «  un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la pleine souveraineté » (…) «  La France est prête à accompagner la Nouvelle- Calédonie dans cette voie ».
    - La « reconnaissance de sa souveraineté [du peuple Kanak -ndlr], préalable à la fondation d'une nouvelle souveraineté, partagée dans un destin commun ».
    - « une solution négociée, de nature consensuelle, pour laquelle ils appelleront ensemble les habitants de Nouvelle- Calédonie à se prononcer ».
    - « Les institutions de la Nouvelle-Calédonie traduiront la nouvelle étape vers la souveraineté »
    - [les compétences régaliennes -ndlr] « resteront de la compétence de l’État jusqu'à la nouvelle organisation politique résultant de la consultation des populations intéressées. »
    - « des Néo-Calédoniens seront formés et associés à l'exercice de responsabilités dans ces domaines, dans un souci de rééquilibrage et de préparation de cette nouvelle étape. »
    - « L’État reconnaît la vocation de la Nouvelle-Calédonie à bénéficier, à la fin de cette période, d'une complète émancipation ».

    Lire la suite